|
Aid el fitr 2007
A l’occasion de la fête du Ramadan, le Président du CNI, l’Imam KONE Idriss Koudous a prononcé un discours lors de la réception qu’il a organisée à son domicile.
Avant de commencer ce sermon permettez-moi de remercier mes collègues qui sont présents avec nous pour célébrer ensemble la fête du Ramadan. Ils sont là pour prouver à la population nationale et internationale que les religions cohabitent en Côte d’ivoire. Ce qui signifie que les religieux s’aiment. Leur présence ici symbolise l’unité du pays qui est tant recherchée par l’ensemble des Ivoiriens et non Ivoiriens. C’est pourquoi, les religieux ont été très déterminants dans le processus de réconciliation et de paix en Côte d’Ivoire. Ce, à travers le Forum des Confessions Religieuses et le Collectif des Soutiens pour la Paix qui font tout pour que la paix et la stabilité soient de retour dans notre magnifique pays. C’est en cela que je salue très sincèrement mes pairs pour leurs efforts.
Chers frères et sœurs, nous devons rendre grâce à Dieu pour ce moment solennel. En ce jour béni de Laid El Fitr. Nous devons remercier le Seigneur parce qu’Il nous a permis de jeûner les meilleurs jours de l’année, les meilleurs jours de pénitence, les meilleurs jours des actions. Egalement, il nous a permis de faire des prières nocturnes pour la recherche de la Nuit du Destin. Et les dix dernières nuits étaient un moment décisif pour la communauté musulmane. Cela, pour rechercher une seule nuit qui est Laïlatoul Qadr, pendant laquelle Dieu étend Sa Grâce sur les hommes jusqu’à l’aube. Cette nuit équivaut à 1000 mois d’adoration, soit 83ans 4mois. Ce qui signifie que nous avons prié pendant toutes ses années. Imaginons chers frères et sœurs la récompense de toutes ces prières et des actions de bienfaisances ! Cela est une récompense énorme.
Chers frères et sœurs, cette grâce n’a été accordée qu’à la communauté du Prophète Muhammad (saw). C’est pourquoi, aujourd’hui nous devons nous réjouir et glorifier beaucoup Dieu à travers ses quatre-vingt-dix-neuf noms.
Chers frères et sœurs, nous remercions Dieu de nous avoir donné la force de vivre pleinement ce moment intense de communion dans la spiritualité. Nous le remercions parce qu’il a fait et parachevé notre religion. C’est pourquoi, il a agréé l’islam comme religion divine.
Nous remercions encore Dieu et nous attestons que le Prophète Muhammad (saw) est le messager d’Allah. Envoyé comme une miséricorde pour l’humanité. Il a accompli efficacement et pleinement la mission divine. C’est lui qui nous a fait sortir des ténèbres en nous envoyant vers la lumière et vers la grâce divine. A la fois il nous a conduits sur un droit chemin, dépourvu de tout doute.
Chers et sœurs en ce jour de fête de Ramadan, il faut beaucoup dire Allahou akbar. Cela montre la victoire de la religion musulmane et la victoire de DIEU sur Satan le lapidé. Aussi, il montre la grandeur de Dieu. Nous ne devons rien lui associer. Car, il est le Seul Etre qui mérite l’adoration. C’est à juste titre que nous Lui demandons de l’aide, de la puissance et recherchons secours auprès de sa Majesté. Dieu est plus que tout ce que nous imaginons. C’est le jour de Dieu exalté soit-Il. Aujourd’hui c’est le jour des grands miracles. C’est aussi le jour de La- ilaha illalahou (il n’y a point de divinité que Dieu). Autrement dit, c’est le jour de l’unicité absolue de Dieu.
Chères et sœurs, notre fête est une fête d’entraide et de générosité, parce qu’elle permet de renforcer les liens de solidarité et de fraternité entre nous et les non-musulmans. C’est le lieu aussi de montrer sa grande largesse envers les nécessiteux, les démunis et les pauvres. Par exemple, en leur apportant de quoi se réjouir tout comme les autres pendant la fête. C’est dans ce cadre que la zakat fitr leur est destinée afin qu’ils ne connaissent pas la pauvreté ce jour- là, mais plutôt la grâce de cette religion. C’est ce qui explique notre ardent désir à inviter ceux-ci pour que nous mangions et buvions ensemble et pour faire beaucoup de takbirat.
Le prophète Muhammad (saw) dit que les musulmans ont trois grandes joies : la rupture du jeûne, les deux fêtes et la joie d’entrer au paradis. Il y a une autre joie, c’est la réalisation de la paix en Côte d’Ivoire. Cette joie, nous l’attendons d’une façon définitive et durable pour fêter. Afin que les fils et filles de ce pays puissent se retrouver dans la paix et dans l’amour.
Nous avons tous signé l’accord de Ouaga. Je le dis et je le répète. Ce ne sont ni le Président Gbagbo, ni Soro Guillaume qui l’ont signé. Mais ce sont tous les Ivoiriens qui l’ont signé, parce que chacun de nous se reconnaît dans cet accord. Ne disons pas que c’est l’accord de deux personnes. C’est plutôt l’accord de la nation ivoirienne. Par les prières que nous ferons, nous sommes sûrs et convaincus que le bon Dieu, très bientôt, va faire descendre sa Grâce sur ce pays que nous appelons pays béni de Dieu.
Chers frères et sœurs, nous devons nous réconcilier. Je l’ai dit et je répète, la réconciliation ce n’est pas se réconcilier avec autrui. C’est plutôt se réconcilier avec soi-même. Si elle n’est pas faite dans ce sens on ne peut pas se réconcilier avec autrui. Pour arriver à cette réconciliation, il faut être sincère envers soi-même et envers les autres. Cependant, que chacun vide son cœur de la haine, de la méchanceté et de la rancœur, parce qu’elles sont des maladies qui détruisent l’âme(...) Chers frères et sœurs, après avoir passé un mois dans l’harmonie conviviale avec Dieu et les hommes dans la réconciliation et dans le pardon, il nous appartient maintenant de continuer sur cette lancée en nous réconciliant avec vos différentes familles, vos voisins et avec tous ceux qui nous dépassent.
La communauté musulmane a une lourde responsabilité dans cette réconciliation. Car, le bon Dieu a interpellé le Prophète Muhammad (saw). Il n’y a point de bonheur dans les conversations secrètes. Si ce n’est d’ordonner le bien, la vertu, le sacrifice et de réconcilier les gens. Celui posera cet acte, aura une récompense énorme.
Nous demandons à Dieu de faire descendre la paix dans les cœurs pour que nous nous acceptions mutuellement. C’est pourquoi, je dis souvent, la guerre n’est pas un problème, mais c’est l’après guerre qui demeure un problème. Fasse Dieu que notre pays ne revive plus cette calamité. Je demande aux musulmans, au peuple ivoirien d’adresser une prière à Dieu pour nos autorités politiques, administratives et religieuses afin que leurs cœurs s’unissent pour mettre fin à cette situation pour le bonheur des habitants de ce pays. Aussi que cet acte fasse installer une stabilité durable sur tout le territoire national.
Propos retranscrits par Fané N’facoro
Publié le vendredi 24 juillet 2009
Publié le lundi 14 avril 2008
Publié le vendredi 24 juillet 2009
Publié le vendredi 24 juillet 2009
Publié le vendredi 24 juillet 2009
Publié le vendredi 24 juillet 2009
Publié le vendredi 24 juillet 2009
Publié le vendredi 24 juillet 2009
Publié le vendredi 24 juillet 2009
Publié le lundi 14 avril 2008
Publié le vendredi 24 juillet 2009
Accueil
| Espace rédacteurs
DRO Ouattara | DAGNOGO N. Inza | FOFANA Mahmoud Mis à jour le vendredi 5 mars 2010 |