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Après le pèlerinage

 
Quelles que soient les résolutions que les Ivoiriens prennent chaque année pour que leur pèlerinage en Arabie Saoudite se déroule dans de bonnes conditions, il arrive que la grande majorité se heurte à des difficultés. Et le dernier Hadj en est un patent exemple. Les pèlerins ont été logés à proximité des lieux de culte de Médine et de la Mecque. A Mina et à Arafat ils avaient des matelas pendant qu’autour d’eux, on dormait sur le sol. En outre, les pèlerins ivoiriens avaient la nourriture à profusion. « Enfin, il fallait que nous aussi on fasse un jour envie », disaient les pèlerins ivoiriens.
Le problème de nos El Hadj et Hadja s’est posé quand on leur a dit de rentrer en Côte d’Ivoire. L’étape de Mina ne faisait que commencer le 11 décembre. Or, le programme des vols-retour de l’avionneur débutait également le 11 décembre. C’est le Cheick El Aïma Boikary Fofana président du COSIM, qui dit que « le problème du transport des pèlerins est venu par une décision à laquelle malheureusement nous n’avons pas été associés. Quand nos services techniques l’ont connu, ils ont averti qu’elle n’était pas bonne. Quand elle m’a été soumise à la Mecque, j’ai dit : non ce n’est pas bon. On nous a répondu qu’AIR IVOIRE a dit que si ce n’était pas le 11 décembre ce serait le 16 décembre », ce que Mme Henriette Lagou, PCA d’AIR IVOIRE a reconnu. Cris et lamentations sous les tentes ivoiriennes. Comment faire la lapidation, puis en ces temps d’embouteillage, trouver la route de la Mecque pour s’acquitter du Tawaf d’adieu et Safa et Marwa ? Quand le premier groupe de pèlerins ivoiriens est arrivé à l’aéroport de Djeddah, Corsair attendait depuis 30 heures environ. C’était long, très long. Il a effectué un premier vol, puis un deuxième avant de rompre unilatéralement le contrat, plongeant les pèlerins ivoiriens dans les pires difficultés. Les nouvelles qui nous parvenaient n’étaient pas bonnes. Il a fallu recourir aux bonnes volontés et trouver d’autres avions pour transporter nos pèlerins. Il n’est pas de notre rôle de lancer des accusations contre telle ou telle personne, telle ou telle structure. Nous disons simplement qu’il faut tenir une réunion de synthèse et cerner ce qui n’a pas marché. À écouter les uns et les autres, le logement a connu un succès à Médine et à la Mecque. Ce sont les vols retour qui ont posé problème. C’est dès maintenant qu’il faut examiner ce problème pour y trouver une solution. El Hadj Boikary Fofana demande, en ce qui le concerne, aux musulmans de se prendre en charge. Aussi, insiste-t- il sur l’ouverture d’un compte d’épargne-pèlerinage où tous les candidats pourront verser leur argent. De sorte qu’avant la période du Hadj la communauté dispose d’un fonds qui permette de préfinancer l’hébergement et le transport. Il annonce également la création d’un « fonds d’aide au pèlerinage » ou toute personne désireuse d’aider le Hadj pourra déposer de l’argent. par yacouba mory
 
Publié le jeudi 23 juillet 2009

 
 
 
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  Mis à jour le vendredi 5 mars 2010