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» INTERVIEWES De retour au pays, un groupe d’étudiantes qui poursuivent leurs études au Maroc ont été reçues au siège du CNI. Elles ont bien voulu faire partager l’expérience de leur séjour. Suivons les.
INTERVIEWES De retour au pays, un groupe d’étudiantes qui poursuivent leurs études au Maroc ont été reçues au siège du CNI. Elles ont bien voulu faire partager l’expérience de leur séjour. Suivons les.
SANOGO Fatim :
c’est un réel plaisir pour moi de me retrouver dans mon pays auprès de ma famille et de mes amies. C’est une expérience enrichissante que nous vivons au Maroc tant aux plans humain que scolaire.
Les Marocains sont un peuple accueillant et font tout pour nous mettre dans les bonnes conditions d’étude. Nous sommes bien encadrées par nos sœurs marocaines qui sont fières de voir des Africaines s’adonner à des études théologiques. Cela, j’avoue, a fait tomber beaucoup de préjugés car elles ne pensaient pas que les femmes s’intéressaient tant à la recherche de Dieu au sud du Sahara. Le seul handicap à mon niveau est le froid car Oujdah est une région montagneuse où il fait très froid surtout en hiver. A cela s’ajoute l’éloignement de la famille. Cependant, j’estime que ce sont des obstacles qu’il faut surmonter quand on a un objectif à atteindre. En définitive, je suis très heureuse d’avoir pu continuer mes études et pour ce faire, je remercie le CNI et notamment le Doyen BAMBA Mamadou, responsable du Département Education et Formation, qui malgré la distance, fait tout pour que nous bénéficions de conditions idoines d’études. DIABY Fatoumata Je vous remercie pour cette opportunité que vous m’offrez de m’exprimer par rapport à cette aventure que nous vivons à des milliers de kilomètres de notre pays et de nos parents. Nous sommes arrivées au Maroc dans un environnement différent du nôtre avec des habitudes et des mœurs différentes. Cependant, nous nous sommes adaptées compte tenu de la chaleur de l’accueil et surtout des conditions de travail mises à notre disposition. Nous sommes logées à l’internat et nos sœurs marocaines font tout pour nous mettre à l’aise. Il arrive que pendant les congés nous nous retrouvions seules à l’internat. Ce qui me peine de temps en temps, c’est l’éloignement de nos familles et surtout le froid. Mais on fait avec. Mon objectif est d’achever mes études afin de me mettre au service de ma communauté. KONE Habiba Je suis très heureuse de ma retrouver au pays après neuf mois d’intense labeur. Il a fallu travailler dur car nous sommes arrivées en plein cours. Il fallait affronter de nouvelles matières telles que la philosophie et les Mathématiques. Mais dans l’ensemble, tout s’est bien passé et nous avons pu nous adapter. Dans tous les cas quand on s’est fixé un objectif on se domaine les moyens pour l’atteindre. Je ne peux pas me déplacer à des milliers de kilomètres de chez moi pour ne rien faire. Je vis une expérience passionnante. Ballo Korotoumou C’est la première fois que je me suis séparée de mes parents pour un si long voyage. Le Maroc est à plus de cinq mille kilomètres d’Abidjan. Imaginez la rupture au plan culturel avec notre environnement. Mais nous nous sommes bien retrouvées avec des sœurs marocaines qui ont tout mis en œuvre pour que nous soyons dans des conditions de travail optimales. Les résultats ont suivi, car, dans l’ensemble, nous passons tous en deuxième année. Pour la nouvelle rentrée, je compte me remettre au travail afin de décrocher mes diplômes le plus vite possible. Et me mettre au service de l’islam e Côte d’Ivoire. Propos Publié le lundi 14 avril 2008
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Publié le vendredi 24 juillet 2009
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